Bienvenue en Terre du Milieu..
Retour vers la première partie.
Samedi matin, je profite quand même pour rattraper un peu du sommeil en retard et me lève doucement vers 9h30. Je sais de toute manière que la maisonnée va rester calme encore quelques heures. Mes trois dames ne montrant que rarement leur nez avant la fin de la matinée.
Au salon, je profite de regarder mon petit musée et essaie déjà d'imaginer le rendu, une fois mes lithographies au mur.
Je m'habille et me prépare à aller voir mon artisan du bout du village. Je prends la première partie des fonds nécessaires, le reste attendant sagement chez mon voisin le banquier et faisant quelques petits sous supplémentaires.
Je passe devant la banque, mais décide de ne pas retirer tout de suite le reste de la somme, car même si je suis très impatient, je sais aussi que parfois, des activités annexes empêchent l'artiste d'ouvrir sa boutique. Et je ne veux pas particulièrement stocker chez moi de l'argent frais, n'ayant pas la capacité de faire fructifier mon petit bas de laine.
Je suis la longue ligne droite qui traverse le village et arrive devant la boutique. Un petit coup d'oeil inquiet dans la boutique. Je le vois qui s'affaire au fond de son atelier sur une chaise qui a apparemment bien besoin d'être rajeunie.
J'ouvre la porte, et là,.......
Que va-t-il donc se passer ? c'est là que le drame se noue ? Mais non, c'est bien trop tôt dans le récit. Imaginez qu'il se passe une anicroche dans sa boutique. Ce ne serait pas bien grave. Il pourrait toujours réparer les dégâts. Mais bon ça valait la peine de vous faire chambrer un petit peu. Il va falloir lire encore un peu plus et faire preuve de patience pour tout savoir de ma frustration extrême.
Reprenons le récit.
... et là, le chien qui se veut de garde me grogne dessus, comme à son habitude. Oh, rien de bien méchant, mais il aime pas être déranger lorsqu'il est sur sa paillasse. Une petite réprimande de son maître plus tard, il se fait plus câlin et vient chercher le contact de la main pour une bonne caresse à la base du crâne. AH-ah, on sent le suspens qui monte non ?
Je serre la main de l'artiste, et nous commençons à discuter. Tout y passe, le pourquoi, le comment et le quand. Nos passions réciproques. Son métier, le mien. La recherche et les idées qui l'on amené à faire ces choix pour mettre en exergue mes affiches. Je les examine. Le travail est vraiment superbe. Il a utilisé les sous dominantes de chaque univers pour choisir la couleur de l'or appliqué à la feuille sur l'intérieur du cadre. Pour la partie la plus proéminente, il a appliqué la couleur de tendance de l'affiche. C'est juste très beau. Véritable travail manuel, il a évité de faire des bords trop droits pour accentuer l'aspect fait main. J'aime beaucoup.
Je vous livre ici 3 images, pas forcément extraordinaires, mais qui vous donnent une première vision. Je vous réserverai un article avec de très belles images plus détaillées sous peu.
La communauté de l'anneau
Les deux tours
Le retour du roi
Nous continuons la discussion. Voilà presque 2 heures que nous refaisons le monde. C'est ça aussi de se retrouver chez quelqu'un qui ne travaille pas pour le profit, mais pour la relation qu'il peut construire avec son client. Car ce matin là, je peux vous assurer qu'il n'a pas fait avancer son travail. Je réalise soudain que j'ai mis mon téléphone sous silence. Je jette un coup d'oeil. Déjà midi et bien sur un message en absence. Je me doute d'où il vient car me revient soudain à l'esprit que nous recevons du monde pour le dîner. Car en Suisse nous dînons à midi et nous soupons le soir. Je suis donc fort en retard. Et qui sait si les invités ne sont pas même déjà là. Je file donc à la banque retirer le solde, pendant qu'il emballe soigneusement les trois cadres.
Un rapide aller-retour plus tard, je les charge dans la voiture. Je serre la main du maître doreur et je file vers la maison.
Bon ben ce n'est pas encore aujourd'hui que vous aurez le dénouement. D'un autre côté, je vous fais vivre le plus précisément possible la suite d'évènement.
En route vers la suite et presque fin.
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